Atelier politique

L’objectif est de mettre en lumière les progrès significatifs réalisés par le peuple sahraoui devant les Nations Unies, l’Union européenne et l’Union africaine, et d’évaluer comment la question nationale sahraouie progresse, grâce à la force de son unité et de son organisation sous la direction de son représentant unique et légitime, le Front Polisario.

Rappeler que c’est le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination qui doit rester l’élément central des résolutions des Nations Unies. Dénoncer également l’incohérence de la communauté internationale, qui continue de considérer le Maroc comme un interlocuteur « acceptable », alors qu’il est en fait le pays occupant le Sahara occidental. Cette contradiction inacceptable doit être constamment rappelée à nos interlocuteurs politiques à tous les niveaux.

Les succès juridiques doivent être transférés au niveau politique. C’est quelque chose qui devra inévitablement se faire par l’intermédiaire des Nations unies puisque l’ONU reste l’organisation politique chargée de la mise en œuvre des résolutions du Conseil et de l’Assemblée générale, qui ont reconnu le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

D’autre part, il est essentiel d’accroître la visibilité de la cause sahraouie, victime d’un embargo délibéré sur l’information, via les nouveaux médias (réseaux sociaux, infographies, présentations visuelles faciles à comprendre….). À cet égard, le groupe de travail recommande la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de communication. Elle devra s’articuler autour de deux axes :

1) Une information véridique sur l’enjeu, le droit international humanitaire.
2) Promouvoir activement des programmes et des actions qui permettent un changement de la situation de violation intolérable des droits humains fondamentaux du peuple sahraoui.

Il est nécessaire d’unir les efforts de solidarité au niveau mondial, en soulevant la question de savoir comment coordonner au mieux nos actions politiques et de communication. Afin d’agir de manière coordonnée et efficace, les comités désignent parmi leurs membres un délégué pour chacun des groupes de suivi, ce délégué devant collaborer avec les organisations compétentes.

L’importance de la 4ème Commission de l’ONU, afin de souligner et d’amplifier les responsabilités du Secrétaire Général dans la défense des droits à l’éducation, la culture et autres droits fondamentaux des Sahraouis.

D’autre part, le Secrétaire général de l’ONU doit réaffirmer le mandat initial de la MINURSO, qui n’est autre que l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Il lui incombe de mettre en place tous les mécanismes nécessaires pour assurer la protection des droits de l’homme au Sahara occidental.

En ce qui concerne l’Union européenne, demander à la Commission et au Conseil des explications sur la manière dont ils entendent mettre en œuvre l’arrêt de la Cour de justice européenne (CJCE) du 21 décembre 2016, de février 2018 et juillet de cette année.

Dans le même contexte, dénoncer toute tentative de l’UE d’ignorer ou de contourner l’arrêt de la Cour. Elle appelle les gouvernements espagnol et français à cesser immédiatement de soutenir les positions de l’occupant marocain.

Il est également nécessaire que nous renforcions notre action devant le Conseil de l’Europe et que la République arabe sahraouie démocratique (RASD) soit admise comme membre associé.

L’intergroupe européen pour le Sahara occidental doit coordonner tous les intergroupes des parlements nationaux.

En ce qui concerne l’Union africaine (UA), saluer ses positions claires et responsables en faveur d’un soutien ferme à la légitimité de la RASD. Nous appelons donc l’Union européenne à adopter une position sérieuse de coopération avec l’UA et l’ONU, afin de trouver une solution, dans le cadre du droit international,

Dans le même temps, appeler l’ONU à reconnaître le rôle politique joué par l’Union africaine, qui a reconnu l’existence de la RASD depuis 1982 et travaille sans relâche pour sa reconnaissance sur la scène internationale.