Atelier sur les droits de humains

Les 24 militants de Gdeim Izik sont condamnés à de lourdes peines , de 20 ans de prison à la perpétuité ; 17 étudiants universitaires sont condamnés ; 25 observateurs internationaux, dont des journalistes, sont expulsés ; des manifestations de solidarité avec des prisonniers politiques, des chômeurs victimes de discrimination parce qu’ils sont Sahraouis et protestant contre le pillage de leurs ressources naturelles sont réprimés ; des arrestations, tortures et mauvais traitements, des agressions par des colons marocains…

C’est ainsi que s’est déroulée la vie entre 2017 et 2018 au Sahara occidental, occupé par le Maroc depuis la fin de 1975, date à laquelle il lui a été remis par l’Espagne, qui n’a pas rempli son obligation de décolonisation d’un territoire qui n’était qu’une province et dont les habitants avaient une carte d’identité espagnole.

Et 2017 a passé, une année de plus, sans que la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) ait parmi ses compétences la surveillance des droits humains, comme le font les quinze autres missions de maintien de la paix des Nations Unies déployées sur quatre continents.
Dénoncer les violations du droit international humanitaire (DIH). La nécessité de dénoncer ces violations, tant sur le plan politique que judiciaire, et d’exiger le respect des Conventions de Genève par le Royaume du Maroc. Des centaines de cas de disparitions forcées ne sont toujours pas résolus ; il faut activer les mécanismes internationaux appropriés pour résoudre ces cas.

Les violations récurrentes de la liberté de manifestation pacifique, de la liberté d’association et de la liberté d’opinion et d’expression, ainsi que les violations des droits culturels, économiques et sociaux du peuple sahraoui au Sahara occupé. Détentions arbitraires suivies d’actes de torture et/ou d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Renforcement des capacités et professionnalisation progressive des organisations sahraouies de défense des droits humains et de la Commission nationale sahraouie des droits humains (CONASADH).

Le renforcement et la structuration du flux d’informations sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Le renforcement de la présence des représentants des organisations sahraouies de défense des droits de l’homme dans les instances internationales (ONU – UE – Conseil de l’Europe). L’établissement de consortiums avec des organisations sahraouies de défense des droits humains lorsque des fonds sont demandés à des donateurs. Créer une plate-forme pour recueillir des informations sur les violations des droits de l’homme dans le territoire occupé du Sahara occidental
Créer de nouveaux fronts de dénonciation dans les institutions internationales :
– comme le Groupe de soutien de Genève au Sahara occidental (composé de 14 États ), il est fortement recommandé d’établir des groupes similaires à Bruxelles, Paris, Strasbourg et New York ;
– toutes les organisations participant à l’EUCOCO sont invitées à rejoindre le groupe d’ONG « Geneva Support Group for the Promotion and Protection of Human Rights in Western Sahara ».

Création d’une plate-forme internationale pour la libération des prisonniers politiques. Renforcer la protection des défenseurs des droits humains (présence dans les institutions internationales, les médias, les conférences, les prix nationaux et internationaux des droits de l’homme, etc.
Garantir la présence d’observateurs internationaux lors des procédures judiciaires impliquant des défenseurs sahraouis des droits humains. Encourager les initiatives politiques et juridiques pour dénoncer les violations du droit international humanitaire.

[1] Afrique du Sud – Algérie – Angola – Bolivie – Cuba – Équateur – Mozambique – Namibie – Nicaragua – Nigeria – Tanzanie – Timor Leste – Venezuela – Zimbabwe